Un peu d’histoire… Le Kayserguet

Pendant l’été, retrouvez quelques histoires qui ont marqué le quartier de la Robertsau.

Il était une fois une jolie propriété du nom de « Kaysersguet », entourée du parc Henri-Louis Kayser, à l’entrée de la Robertsau.

Construite vers 1770, cette maison a appartenu au banquier Jean de Turckheim.

Un général Masson y habita avant l’annexion de l’Alsace-Moselle. Puis vint un allemand, Henri-Louis Kayser qui, passionné d’imprimerie, a fondé à Strasbourg un journal, l’ancêtre des Dernières Nouvelles d’Alsace, puis s’est installé dans cette grande demeure une fois devenu riche. Après sa mort et celle de son fils, la propriété fut vendue à la ville de Strasbourg. Le sénateur Paul Wach puis sa veuve et sa famille résidaient jusqu’en 2006, dans cette maison alors appelée la « villa Wach ».

Le grand parc est un jardin extraordinaire. Il comporte une orangerie, un pavillon, huit statues datant du début du 18è siècle, aujourd’hui en partie démontées ou manquantes hélas, les vestiges d’une glacière autrefois surmontée d’un kiosque, une grande serre très abîmée, une faisanderie, une maison de concierge, un puits… La maison du jardinier et le pigeonnier ont été détruits il y a une vingtaine d’années.

Un portail remarquable orné de ruches et d’alvéoles en grès rose, et comprenant une ferronnerie figurant des branches a été déplacé tout comme le pavillon d’angle pour les besoins du passage du tram. Le grand mur de clôture a été remplacé en partie par une grille. La ville envisageait de rendre public le jardin.


Rédaction : Marie-Laure Beaujean (A la Hune n°19 septembre – novembre 2009)

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