Un peu d’histoire… Rue du Docteur François

Pendant l’été, retrouvez quelques histoires qui ont marqué le quartier de la Robertsau.

NDBA coll. particullière

En hommage à Henri Auguste François, médecin et auteur en dialecte alsacien, né le 16 septembre1812 à Hanovre en Allemagne et mort à la Robertsau à l’âge de soixante ans, le 22 décembre 1872.

Son père était un ancien capitaine dans la Garde Royale. A peine majeur et chirurgien-élève à l’hôpital militaire de Strasbourg, Henri Auguste épouse Marie Anne Dorothée Delhaye, fille d’un colonel en retraite.

Il s’installe à la Robertsau où il vécut jusqu’à sa mort, pratiquant généreusement et avec talent la médecine. Le docteur François était aussi un spécialiste du paludisme (La Robertsau était l’un des plus importants foyer de cette maladie). C’est son ami et jeune médecin Arthur Woehrlin qui déclare son décès et lui succédera. Les habitants du quartier firent ériger au dessus de sa tombe un obélisque de grès portant l’inscription : « La Robertsau reconnaissante à son regretté médecin ». Il ne reste plus aujourd’hui ni de nom ni de plaque lisible sur sa sépulture au cimetière Saint-Louis.

Il fut également auteur littéraire et publia en 1842 une pièce en alsacien « D’Hüsmittel », mettant en scène un jeune médecin confronté à l’automédication populaire, pièce dans laquelle il combat les guérisseurs et guérisseuses qui concurrençaient la médecine de son temps, oeuvre rééditée 14 ans après son décès et qui reste une référence du théâtre populaire alsacien de l’époque.


Rédaction : Marie-Laure Beaujean (A la Hune n°20 décembre – janvier 2010)

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