COVID et Bénévolat, quelles conséquences ?

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La crise sanitaire et ses conséquences sociales, économiques et par conséquent humaines dramatiques que nous subissons et subirons encore fait l’objet d’une couverture médiatique considérable et quasi non-stop, ce qui sommes toute parait bien naturel.

Parmi les acteurs qui sont totalement mobilisés pour répondre (entre-autres) aux besoins accrus, dus notamment à la précarité très inquiétante et exponentielle d’une partie de la population, le secteur Associatif joue un rôle essentiel.

Or, ces mêmes Associations sont tributaires, si je puis dire, d’une présence capitale pour leur existence, leur vie ; celle des bénévoles. Il ressort des quelques chiffres disponibles en France et à l’étranger qu’environ deux tiers des Associations (notamment sportives et culturelles) ont cessé leurs activités au contraire de celles œuvrant dans la distribution alimentaire qui sont en première ligne et qui ont « bénéficié » de l’arrivée de nouveaux bénévoles, essentiellement de ceux qui étaient et sont toujours en télétravail ou télé-études (La CROIX 12.05.2020).

Mais, même si cette aide est évidement la bienvenue, elle ne pourra être que temporaire dans l’optique de la reprise des activités « normales » ce qui est déjà le cas dans certains domaines. C’est pourquoi, des organisations (France Bénévolat, les Restos du Cœur, le Secours Populaire…) font d’ores et déjà appel à la mobilisation de nouveaux bénévoles. Pourquoi ?

Là où il y a un véritable problème, c’est que les bénévoles réguliers (environ 5 millions sur 20 en France) sont des séniors et qu’ils sont considérés ou se considèrent à risque et sont par conséquent parfois (souvent) réticents à se retrouver au contact, qu’il soit individuel ou en groupe.

Pour citer deux exemples, le Québec a « perdu » près de 80 % de ces bénévoles (les séniors), vont-ils revenir ? Non, pour un certain nombre d’entre eux. Il semble qu’il en soit de même en France (Journée mondiale du bénévolat 5/12/2020).

Pour ce qui me concerne, intervenant en EPAHD à STRASBOURG, nous étions 7 bénévoles séniors, depuis la levée d’interdiction de visite, je suis le seul et donc le dernier à intervenir dans une structure alors même que les personnes concernées sont dramatiquement isolées.

Je lis et constate que les pratiques se sont transformées et que, désormais, l’utilisation des réseaux sociaux par les bénévoles est encouragée et mise en œuvre, de fait, après le télétravail, le télé-études, on assiste à l’émergence d’un nouveau modèle : le TELE BENEVOLAT.

On peut s’en féliciter, mais, je le dis clairement, rien ne remplacera la parole, le contact physique, la présence humaine. Essayez donc, pour voir, de discuter à l’aide d’un support numérique avec des résidents en EPAHD !!!!

Il est heureux de constater, s’agissant de l’ESCALE (et d’autres CSC) que l’équipe se soit mobilisée pour garder le contact physique avec les séniors (visites à domicile) et prépare des solutions adaptées à la situation.

De toute évidence, il y aurait encore beaucoup à dire (la place me manque…), mais ce qui apparait clair, indispensable, c’est que si cette situation impose à toutes les Associations de s’adapter, et surtout d’anticiper, elles ne peuvent faire l’impasse sur la modification de leur fonctionnement, qu’il s’agisse des Conseils d’Administration, de leur organisation pour leurs salariés, il en est de même pour leurs bénévoles, notamment séniors si elles ne veulent pas les perdre.

Henri Delhaye, Bénévole


 

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