Un peu d’histoire… On n’est pas sorti de l’auberge !

La Ville de Strasbourg fut de tous temps entourée de remparts, de murs d’enceinte. Au-delà, les plaines devaient permettre de voir un ennemi s’approcher.

Les citadins partaient s’aérer dans cette campagne aux portes de la Ville. Ces sorties permettaient également de prendre un bon repas dans les nombreuses auberges aux alentours. Pour l’anecdote, le prédicateur et écrivain religieux Jean Geiler de Kaysersberg (1445-1510) a reproché aux Strasbourgeois d’aller manger du jambon, le jour de l’Ascension, à Schiltigheim ou à la Robertsau.

Ces balades gastronomiques furent si prisées qu’elles furent restreintes en 1570 et il fut même interdit entre 1620 et 1628 d‘aller se restaurer dans les auberges situées aux environs immédiats de Strasbourg ; puis une simple collation était tolérée à condition que le retour à la ville se passe dans le calme !
La « promenade » menant à la Robertsau, bordée de 4 rangées de tilleuls et d’ormes, aménagée vers 1700 a encore favorisé les déplacements vers le faubourg. Guinguettes et salles de danse fleurirent le long des axes…

L’auberge « la Couronne d’Or » citée en 1652, en activité jusqu’en 1840, est l’une des plus anciennes bâtisses de la Robertsau. Elle abrita par la suite l’institut des sourds-muets Jacoutot, puis les pères Oblats, puis le Conseil de l’Europe et l’Institut international des Droits de l’Homme.
La plupart des auberges bénéficiaient de jardins-terrasses avec tonnelles et platanes, marronniers ou tilleuls appréciés en été. En général, elles disposaient de salles où l’on pouvait danser ou tenir des réunions pour les sociétés ou les associations.

Nombre de ces auberges ont été démolies, d’autres abritent à présent d’autres activités. Mais citons “le Cygne”, route de la Wantzenau, auberge déjà citée en 1662, qui est restée un restaurant.
Comme la plupart des anciens établissements de restauration, cette maison est de style alsacien rural, avec des colombages qui ont été remis au jour. Fut un temps, ces colombages avaient été masqués par un crépi pour cacher l’origine paysanne de la bâtisse.

Une cinquantaine de restaurants étaient ouverts en 1980. Seuls quelques uns sont encore en activité trente ans plus tard : parmi ceux-ci « le Bon Pasteur », « le Coq Blanc », « la Vignette », « le Joyeux Pêcheur », « l’Illbourg », « le Sandkischt »… D’autres enseignes ont ouvert, en adéquation avec l’évolution de la clientèle. De quoi ravir nos papilles en toute convivialité !

Marie-Laure Beaujean

Source : A la Hune n°57 Février – Mars 2016


 

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